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58commentaires - “L’islam et le Réveil arabe” J’ai vu bon nombre de débats de notre illustre professeur et j’ai découvert des analyses profondes et un trésor inépuisable d’idées ,de concepts relatifs à l’islam et aux peuples musulmans;malheureusement,je constate qu’un grand nombre de musulmans arabophones ne peuvent pas profiter de ces savoirs à cause de la langue.
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Pourune âme, il n’est pas évident de rentrer dans la densité de la matière. Elle doit se faire à l’idée que ces deux personnes seront ses parents. L’âme qui opère ce mouvement de descente est une âme adulte ou qui se voit adulte, et non celle d’un petit enfant. Les premières pénétrations dans ce fœtus sont souvent vécues
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Application De Site De Rencontre Gratuit. Ne me pleure pas, ô Mère » Icône de l'Hiéromoine Cassien INTRODUCTION PRIER POUR LES DÉFUNTS LA COMMÉMORATION DES DÉFUNTS par Saint Jean de Cronstadt LES PRIÈRES DE L'ÉGLISE POUR LES DÉFUNTS par Archévêque Antoine de Genève ACATHISTE POUR UN DÉFUNT INTRODUCTION PRIER POUR LES DÉFUNTS La prière pour les défunts est plus qu’une pratique du chrétien pieux, c’est en fait un devoir de la vie chrétienne. Dieu est Amour 1 Jn 4,8 et la vie chrétienne doit elle aussi être amour Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même Lc 10, 27, reprenant Dt 6,5 et Lv 19,18. Le prochain, nous enseigne Jésus dans la parabole du bon Samaritain, ce n’est pas seulement notre frère, mais aussi l’étranger tous sont nos frères et nos sœurs, créés comme nous à l’image et à la ressemblance Gn1,26. La Communion des Saints doit être la communion de tous et chacun, depuis le premier homme jusqu’au dernier, dans l’amour, un amour qui nous incite à offrir ensemble louange et action de grâces à Dieu et à s’aider mutuellement à progresser vers la plénitude de cet amour dans le Christ à la fin des temps. La prière pour les défunts nous unie à ceux qui sont passés avant nous dans cet acte d’amour qui ne cesse pas à la mort, qui ne cessera jamais La charité ne passe jamais… La foi, l’espérance et la charité demeurent toutes trois, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité 1 Co 13,8,13. Dès la fondation de l’Église, les chrétiens priaient pour les défunts. Dans les récits les plus anciens des martyrs, on trouve des références aux prières offertes pour ceux qui avaient été martyrisés, afin que leur soit accordé le repos éternel. Une des prières les plus antiques de l'Église à Rome est justement l’invocation " Accorde-leur, Seigneur, le repos éternel et fais briller sur eux la lumière sans crépuscule ". Dans quel but précisément l’Église prie-t-elle pour les défunts – qu’est-ce qu’elle espère obtenir pour eux ? Cette question soulève celle du sort des âmes des défunts après la mort, question difficile sur laquelle les chrétiens sont loin d’être unanimes. Pour les uns, il existe un " lieu " intermédiaire entre le Royaume de Dieu et l’enfer, lieu appelé le " purgatoire ", là où les âmes de ceux qui ne sont pas entièrement saints sont purifiées avant de pourvoir être admis au Royaume de Dieu. Pour d’autres, le sort éternel des défunts est fixé définitivement au moment de leur décès, en fonction de leur état spirituel à ce moment-là. La tradition des Pères, celle de l’Église orthodoxe, tout en acceptant que les défunts ne peuvent rien pour eux-mêmes – le repentir n’est pas possible dans l’autre monde, s’il n’a pas été fait dans ce monde –, souligne l’importance de la prière de l’Église pour les défunts, et la conviction que cette prière est efficace d’une façon qu’on ne peut définir ou préciser. Certaines confessions issues de la Réforme protestante en Occident ne prient pas pour les défunts. On croit que le sort éternel du défunt est fixé définitivement au moment de son décès que ni le défunt lui-même, ni les vivants, ne peuvent rien faire après le décès pour changer ou influencer son statut dans l’au-delà. Comme preuve de cette doctrine, on cite par exemple la parabole de Lazare et du mauvais riche dans Luc 16 19-31, en particulier les versets où Abraham dit au riche dans les tourments de l’enfer Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant donc il trouve ici consolation, et toi, tu es à la torture. Ce n’est pas tout entre vous et nous a été fixé un grand abîme, pour que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous Lc 16,25-26. On cite aussi le verset de l’Épître aux Hébreux Et comme les hommes ne meurent qu’une seule fois, après quoi il y a un jugement He 9,27. Pour la plupart des Protestants, seule l’Écriture sainte a une valeur en matière de foi, alors que l’Église orthodoxe reconnaît la Sainte Tradition comme source de la foi. Si la prière pour les défunts est fondée surtout dans la tradition de l’Église, tradition qui suit la pratique juive, elle n’est pas sans fondements bibliques. Le deuxième livre des Maccabées livre deutérocanonique " non accepté par les Protestants, raconte que Judas, chef des Maccabées, avait ordonné des prières et des sacrifices pour les soldats juifs tués lors d’un combat Judas, ayant ensuite rallié son armée, se rendit à la ville d'Odollam et, le septième jour de la semaine survenant, ils se purifièrent selon la coutume et célébrèrent le sabbat en ce lieu. Le jour suivant, on vint trouver Judas, au temps où la nécessité s'en imposait pour relever les corps de ceux qui avaient succombé et les inhumer avec leurs proches dans le tombeau de leurs pères. Or ils trouvèrent sous la tunique de chacun des morts des objets consacrés aux idoles de Iamnia et que la Loi interdit aux Juifs. Il fut donc évident pour tous que cela avait été la cause de leur mort. Tous donc, ayant béni la conduite du Seigneur, juge équitable qui rend manifestes les choses cachées, se mirent en prière pour demander que le péché commis fût entièrement pardonné, puis le valeureux Judas exhorta la troupe à se garder pure de tout péché, ayant sous les yeux ce qui était arrivé à cause de la faute de ceux qui étaient tombés. Puis, ayant fait une collecte d'environ drachmes, il l'envoya à Jérusalem afin qu'on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement d'après le concept de la résurrection. Car, s'il n'avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s'il envisageait qu'une très belle récompense est réservée à ceux qui s'endorment dans la piété, c'était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché 2 Maccabées 12, 38-46. Ce passage exprime, pour la première fois dans les écrits juifs, la conviction que la prière et le sacrifice expiatoire des vivants sont efficaces pour la rémission des péchés des défunts, tout en affirmant la certitude de la résurrection. Un autre passage dans ce même livre parle de la prière d’intercession des saints défunts, en l’occurrence l’ancien grand prêtre Onias et le prophète Jérémie, pour les vivants Ayant armé chacun d'eux moins de la sécurité que donnent les boucliers et les lances que de l'assurance fondée sur les bonnes paroles, il [Judas Maccabée] leur raconta un songe digne de foi, une sorte de vision, qui les réjouit tous. Voici le spectacle qui lui avait été offert l'ex-grand prêtre Onias, cet homme de bien, d'un abord modeste et de mœurs douces, distingué dans son langage et adonné dès l'enfance à toutes les pratiques de la vertu, Onias étendait les mains et priait pour toute la communauté des Juifs. Ensuite avait apparu à Judas, de la même manière, un homme remarquable par ses cheveux blancs et par sa dignité, revêtu d'une prodigieuse et souveraine majesté. Prenant la parole, Onias disait " Celui-ci est l'ami de ses frères, qui prie beaucoup pour le peuple et pour la ville sainte tout entière, Jérémie, le prophète de Dieu." Puis Jérémie, avançant la main droite, donnait à Judas une épée d'or et prononçait ces paroles en la lui remettant " Prends ce glaive saint, il est un don de Dieu, avec lui tu briseras les ennemis." 2 Maccabées 1511-16 Aussi, le verset de l’Épître aux Hébreux 9, 27, déjà cité Et comme les hommes ne meurent qu’une seule fois, après quoi il y a un jugement ne peut pas être compris indépendamment du verset suivant, qui se lit Le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, – hors du péché, – à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut He 9,28. Ceux qui attendent le Christ sont non seulement les vivants, mais aussi les morts, dont le destin éternel ne serait fixé définitivement qu’au deuxième avènement du Christ, ou le Jugement dernier. L’Église orthodoxe emploie cette réflexion pour prier pour le repos de ceux qui sont endormis, jusqu'à l'avènement du Christ. La prière pour les défunts est à la notion d’une " purification " nécessaire des âmes des défunts après le premier " jugement particulier " et le retour du Christ à la fin des temps et le jugement dernier. Dans la tradition de l’Église romaine cette idée de purification a mené à la doctrine du " purgatoire ", un lieu où séjournent les âmes de ceux qui ne sont pas suffisamment purs pour être admis immédiatement à la béatitude des saints et des anges devant la présence divine, et où les âmes subissent un châtiment par lequel elles sont purifiées ou " purgées ", par le " feu ", de leur péchés mineurs ou les péchés non suffisamment repentis pendant leur vie. L’Église orthodoxe n’accepte pas l’idée du purgatoire ou d’une purification par le feu, tout en reconnaissant la nécessité d’une purification après la mort. Sans préciser d’avantage, l’Église orthodoxe enseigne que les prières des vivants pour les défunts contribuent à leur bien-être Dieu agit selon son bon vouloir, en réponse à les prières des fidèles. Dans son article " De la mort et de la résurrection ", Mgr Kallistos Ware aborde le refus de certains groupes chrétiens de prier pour les défunts. Il affirme dans cet article que le fondement de la prière pour les défunts est l’amour La base, c’est notre solidarité dans l’amour mutuel. Nous prions pour les morts parce que nous les aimons. L’archevêque anglican William Temple appelle de telles prières " le ministère de l’amour " ; et il affirme dans des mots que tout chrétien orthodoxe serait heureux de faire siens " Nous ne prions pas pour eux parce que Dieu les négligera si nous ne le faisons pas. Nous prions pour eux parce que nous savons qu’il les aime et en prend soin, et nous demandons le privilège d’unir notre amour pour eux à celui de Dieu. " Et comme le dit Pusey " Le refus de prier pour les morts est une pensée si froide, si contraire à l’amour, que pour cette seule raison, elle doit être fausse. " À partir de là, aucune autre explication ou justification de la prière pour les défunts n’est nécessaire ou même possible. Une telle prière est simplement l’expression spontanée de notre amour les uns pour les autres. Ici, sur terre, nous prions pour les autres ; pourquoi ne pas continuer à prier pour eux après leur mort ? Ont-ils cessé d’exister, au point que nous devrions cesser d’intercéder pour eux ? Vivants ou morts, nous sommes tous membres de la même famille ; ainsi, vivants ou morts, nous intercédons les uns pour les autres. Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev " Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. " La mort physique ne peut défaire les liens de l’amour et de la prière mutuels qui nous unissent tous dans un seul et même Corps. […] Quand nous prions pour les défunts, il nous suffit de savoir que leur amour de Dieu continue de grandir et qu’ils ont ainsi besoin de notre soutien. Laissons le reste à Dieu. Affirmer que la prière pour les défunts est inutile parce que leur sort est fixé au moment de leur décès non seulement porte atteinte à l’amour, le fondement de vie chrétienne, et aux enseignements concernant le jugement dernier, c’est aussi en quelque sorte vouloir imposer à Dieu la notion du temps tel que nous le connaissons en cette vie. Si, par amour et le souci de procurer aux autres un bien éternel, nous prions pour eux, pourquoi Dieu ferait-il une distinction entre les prières et les bonnes œuvres offertes du vivant de ceux pour qui nous prions et celles offertes après leur passage dans l’autre monde ? Les actions que nous entreprenons pour les défunts peuvent être plus pures que celles pour les vivants, car des vivants nous pouvons toujours couver l’espoir de recevoir quelque chose en retour, ce qui n’est pas le cas des défunts, sauf leur propre intercession pour nous. Nous ne savons pas, et peut-être ne le saurons-nous jamais, les effets de nos prières, mais si nous croyons vraiment à la miséricorde et l’amour de Dieu envers les hommes, nous aurons confiance qu’aucune de nos bonnes œuvres ne reste sans fruit. Dans nos offices pour les défunts, nous prions en particulier pour qu’il soit accordé aux défunts " le repos, l’apaisement, la béatitude ", " pour que leur soient remises toutes leur fautes, volontaires et involontaires ", " pour qu’ils se tiennent, sans encourir de condamnation, devant le redoutable trône du Roi de gloire ", pour que Dieu accorde à leurs âmes " le repos dans le séjour de la lumière, de la fraîcheur et de la paix, en un lieu d’où sont absents la peine, la tristesse et les gémissements " Office de la Pannychide. Les principaux offices de l’Église orthodoxe pour les défunts sont les funérailles et un office de prières pour les défunts appelé la " Pannychide ". Les différentes formes des funérailles, selon qu’il s’agit d’un laïc, d’un enfant, d’un prêtre ou d’un moine ou d’une moniale, se trouvent dans le Grand Euchologe et Arkhiératikon P. Denis Guillaume, Diaconie Apostolique, 1992. Le texte de la Pannychide est présenté séparément et nous renvoyons nos lecteurs à la page en question, avec son introduction qui situe l’office de la Pannychide, avec ses différentes formes, dans le cadre liturgique de l’Église orthodoxe. Nous proposons trois documents sur le thème de la prière pour les défunts Des extraits du livre de saint Jean de Cronstadt 1829-1908, Ma Vie en Christ, portant sur la comménoration des défunts, où, entre autre, il mentionne les moments de l’année liturgique où l’Église commémore spécialement les défunts. Un article de l’Archevêque Antoine de Genève + 1993 sur " Les prières de l’Église pour les défunts ". Un " Acathiste pour un défunt ". D’origine russe, et d’un esprit différent de l’acathiste présenté à la fin de l’Office de la Pannychide, le texte a été modifié pour en faire une prière adressée à Dieu, plutôt qu’exclusivement à Jésus, comme le proposait le texte original. LA COMMÉMORATION DES DÉFUNTS par Saint Jean de Cronstadt La Sainte Église Orthodoxe, en Mère attentive, élève des prières quotidiennement, lors de chaque office divin, pour tous ses enfants partis dans le pays d'éternité. Voici comment à l’office de minuit sont lus les tropaires et les prières pour les défunts, et il est fait mémoire d’eux lors la litanie finale,. De même aux complies. Aux matines et vêpres, lors de la litanie appelée " ardente " " Aie pitié de nous, ô Dieu..." Au cours de la Divine Liturgie ils sont commémorés trois fois à la prothèse, à la litanie après l’Évangile, et après la sanctification des Saints Dons, au moment de l’hymne " Il est digne en vérité ... " Ainsi la Sainte Église prie d’elle-même sans interruption, et d’une façon générale, pour tous nos ancêtres, pères, frères et sœurs, qui nous ont précédés. Mais notre sainte obligation à nous, est de nous préoccuper nous-mêmes du salut de l’âme de nos propres défunts qui ne peuvent, dans la vie d’outre tombe, rien faire de bon pour eux-mêmes, pour les péchés qu’ils ont commis sur terre. Ils espèrent en nous et attendent notre aide, à nous qui sommes leurs proches, leurs parents, ou qui les avons connus. Voici cette aide que nous pouvons leur apporter notre prière offerte avec foi et amour, dans les temples de Dieu et dans les maisons privées; les œuvres bonnes que nous accomplissons en leur mémoire; mais le principal et le plus efficace pour obtenir la miséricorde divine à l'égard des défunts, c’est la liturgie pour les morts, ou l’offrande du sacrifice non sanglant pour leur salut. Là, le Seigneur lui-même est secrètement immolé sur l’autel, et par cela, amène la miséricorde divine à pardonner au défunt ses péchés, pour lequel intercède le plus Grand des Intercesseurs, et est apporté le plus Saint et le plus Puissant Sacrifice. Saint Cyrille de Jérusalem dit " Prions pour tous les défunts pour lesquels est offert sur l’autel le Sacrifice saint et terrible, dans la foi que ces âmes en reçoivent un immense profit. " Les parcelles retirées des prosphores à la mémoire des âmes des défunts, au cours de la Divine Prothèse, sont plongées dans la Sang Vivifiant du Christ, cependant que le prêtre prononce " Lave, Seigneur, par ton Sang précieux et les prières de tes saints, les péchés de ceux dont il est fait ici mémoire. " Voilà l’immense signification qu’a pour les défunts, au moment de la Divine Liturgie, l’offrande de prosphores et les diptyques portant leurs noms. La Sainte Église accomplit à notre demande, un office particulier à la mémoire de chacun de nos parents ou proches défunt, aux jours de leur commémoration; mais surtout aux dates importantes après leur repos, qui sont le troisième, le neuvième, le quarantième jours, et le jour anniversaire. La commémoration en ces jours-là vient de la tradition apostolique, instituée pour les raisons suivantes Au troisième jour, parce que le défunt a été baptisé au nom de Père, du Fils et de l’Esprit Saint, Dieu Unique en la Trinité; ensuite parce qu’il a conservé les trois vertus théologales, qui sont la base de notre salut, c’est-à-dire, la foi, l’espérance et l’amour, troisièmement parce qu’il y avait dans son être intérieur trois forces, la raisonnable, la sensible et la volontaire, par lesquelles, tous nous péchons et, comme les actes de l’homme s’expriment de trois façons action, parole et pensée, en commémorant le troisième jour, nous prions la Sainte Trinité de pardonner au défunt tous les péchés qu’il a commis par ces trois forces en action. Au neuvième jour, pour que l’âme du défunt soit rendue digne de l’union au cœur des Saints par les prières et l’intercession des neuf ordres angéliques. Au quarantième jour, en référence à la tradition des Apôtres, qui ont donné force de loi dans l’Église du Christ à la coutume ancestrale des juifs de pleurer les morts pendant quarante jours, la Sainte Église depuis les temps les plus reculés a édifié comme règle de faire mémoire des défunts pendant quarante jours et tout particulièrement le quarantième. Ainsi que la Christ a vaincu Satan, étant resté quarante jours dans le jeûne et la prière, exactement de même la Sainte Église, offrant durant quarante jours des prières, des dons, et des sacrifices non sanglants en l’honneur du défunt, demande pour lui au Seigneur la grâce de vaincre l’ennemi, le subtil prince des ténèbres, et de recevoir en héritage le Royaume céleste. La commémoration des défunts au bout d’un an à partir du jour de leur mort, et chaque années suivante, s'accomplit afin de renouveler notre amour pour eux par des prières et des œuvres bonnes. Le jour de leur fin est en quelque sorte leur seconde naissance, pour la vie nouvelle éternelle. La Sainte Église a institué de plus des jours particuliers, qu’on appelle "ancestraux ", pour une commémoration solennelles et universelle de tous ceux qui sont morts dans la vraie foi. Tels sont - Le samedi de Carnaval, c'est-à-dire le samedi précédant la Semaine des laitages " ce jour-là sont commémorés en priorité tous les défunt par mort non naturelle, à l’exception de ceux qui se sont suicidés. - Trois samedis du Grand Carême le second, le troisième et le quatrième. - Le lundi ou le mardi de la " semaine de Thomas " qui suit la " Semaine radieuse " de Pâque appelés Radonitsa. - Le samedi précédant la Pentecôte, c’est-à-dire, la veille de la fête de la Sainte Trinité. - Le samedi précédant le 26 octobre, ou samedi de Dimitri, institué par le Grand Prince Dimitri Ioannovitch Donskoï, pour la mémoire éternelle des guerriers tués sur le champ de bataille de Koulikovo le 8 septembre 1380. - Le 29 août, jour de la décollation de Saint Jean le Précurseur. " Efforçons-nous, dit Saint Jean Chrysostome, d'aider les défunts autant que possible au lieu de larmes, au lieu de sanglots, au lieu de tombeaux somptueux nos prières pour eux, des œuvres bonnes et des dons, afin qu’ainsi, et eux et nous, nous recevions les bontés promises ". Chacun de nous aspire à ce qu’après notre départ de cette vie nos proches ne nous oublient pas et prient pour nous. Pour que ceci s’accomplisse, nous devons nous-mêmes aimer nos proches défunts. De la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour Lc 6,38, dit la Parole de Dieu. C’est pourquoi, Dieu, et aussi les hommes, se souviendront, au moment de sa mort, de celui qui aura commémoré les défunts. Prie le Seigneur pour le repos de tes ancêtres, pères et frères défunts, quotidiennement, matin et soir, et que la mémoire de la mort vive en toi, et que l’espérance d’une autre vie après la mort ne s’éteigne pas en toi, et que ton esprit s’humilie chaque jour à la pensée de la rapidité avec laquelle passe ta vie. L’homme mort est un être vivant Dieu n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; tous en effet vivent pour lui Lc 20,38. L’âme volette invisiblement auprès du corps, et des lieux où elle aimait se trouver. Si elle est morte dans le péchés, elle ne peut se défaire de leurs liens et a un grand besoin des prières des vivants et surtout de l’Église, la très sainte épouse du Christ. Ainsi donc, prions sincèrement pour les morts, cet immense bienfait est pour eux plus grand que la bienfaisance pour les vivants. Frères ! Quel est le but de notre vie sur terre ? C’est, suite à notre épreuve dans les afflictions et les malheurs terrestres, et après un perfectionnement progressif dans les vertus avec l’aide des dons bienheureux reçus dans les sacrements, de reposer en Dieu à notre mort le repos de notre esprit. Voilà pourquoi nous chantons pour les morts " Fais reposer, Seigneur, l’âme de Ton serviteur ". Nous désirons pour le défunt le repos, terme de tout désir, et nous prions Dieu pour cela. N’est-il pas déraisonnable alors, de s’affliger énormément à propos des morts ? Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai Mt 11,28, dit le Seigneur. Voici nos défunts, qui se sont endormis dans une fin chrétienne, ils arrivent à cet appel du Seigneur, et se reposent. Pourquoi alors, s’affliger ? Qu’est donc notre vie ? Une bougie qui brûle. Il suffit seulement à Celui qui l’a donnée, de souffler dessus, et elle s’éteint. Qu’est-ce que notre vie ? La marche du voyageur arrivé à une certaine limite, les portes s’ouvrent devant lui, il quitte son vêtement de pèlerin son corps et son bâton, et entre dans sa maison. Qu’est-ce que notre vie ? Une guerre longue, sanglante, pour la conquête de la vraie patrie et de la vraie liberté. La guerre est terminée vous êtes vainqueur, ou vaincu, vous êtes appelé du lieu de la bataille, vers celui du salaire, et vous recevez du Trésorier, soit la récompense et la gloire éternelle, soit le châtiment et la honte éternels. La prière , c’est le lien en or du chrétien, voyageur et étranger sur terre, avec le monde spirituel dont il fait partie, et surtout avec Dieu; l’âme est venue de Dieu, et c'est vers Dieu qu’elle retourne toujours à travers la prière. La prière apporte un grand bienfait à celui qui prie elle apaise l’âme et le corps, elle donne le repos non seulement à l’âme de celui qui prie Moi, je vous soulagerai - Mt 11,28, mais aussi à celles de nos ancêtres, pères, frères et sœurs, déjà arrivés. Voyez l’importance de la prière ! Signification du "Kolivo", de l’encensoir et des bougies Le " kolivo " ou " koutia " consiste en du blé cuit avec du miel. Le blé signifie ici que les morts ressusciteront hors de leurs tombeaux au jour de la Résurrection générale. Ainsi que le grain de blé semé en terre pourrit d’abord et semble mourir, puis renaît et apporte du fruit. Le Sauveur Lui-même a dit à Ses disciples En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit Jn 12,24. Le miel adoucissant le blé désigne les délices dont sera comblé le défunt pour l’éternité. L’encensoir matérialise le parfum des prières élevées pour le mort, ainsi que le dit le psalmiste Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi Ps 140,2. Les bougies sont l’image de ce mystère celui qui a vécu selon la loi de Dieu, dans la Lumière de la foi Orthodoxe, est transféré de la vie sombre d’ici-bas, vers la Lumière Céleste. Considérations extraites de Ma Vie en Christ, par saint Jean de Cronstadt. Traduit du russe par LES PRIÈRES DE L'ÉGLISE POUR LES DÉFUNTS par Archevêque Antoine de Genève Christ est ressuscité des morts, Par la mort il a vaincu la mort, À ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la vie ! L'âme du défunt ne peut changer d'elle même dans l'autre monde, ni acquérir ce qu'elle n'avait pas dans la vie terrestre. Il lui faut une aide extérieure, qu'elle reçoit du Sauveur du genre humain, qui jadis descendit dans l'Hadès mais qui est toujours vivant dans l'Église. Il est le Chef de l'Église, qui constitue son Corps et dans lesquels est rétablie l'unité de la nature humaine endommagée par le péché, et ce dans l'union avec Dieu par l'Incarnation du Fils de Dieu. C'est pourquoi notre Sauveur a prié ainsi Que tous ceux qui croient en Moi, les enfants de Mon Église, soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi en Toi, qu'eux soient un en Nous Dans cette unité ecclésiale, semblable à l'unité des Hypostases de la Sainte Trinité, s'accomplit le mystère de l'enrichissement et du renouveau de l'âme du défunt, par le Christ Sauveur, par la richesse spirituelle de l'Église et de ses Saints. Certains pensent naïvement que les prières pour les défunt ont comme but de rendre Dieu plus miséricordieux, de Le disposer au pardon des péchés, comme si le Seigneur avait besoin de nos supplications pour aimer Sa création. Votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le Lui demandiez Mt 6,8 dit son Fils Divin. N'oublions pas que Dieu est immuable et qu'Il est de par Sa nature amour infini, illimité et universel. Il nous aime, bons et mauvais, bien plus que nous sommes capables de nous aimer nous-mêmes. La force régénératrice de la prière Nos prières à l'Église pour les défunts ne rendent pas Dieu plus miséricordieux, mais changent pour le mieux les âmes de ceux pour qui l'on prie. Même la prière privée, en fonction de la foi et de la force spirituelle de celui qui prie, ainsi que son amour vers le défunt, constitue indubitablement une force régénératrice pour celui-ci, qui le rapproche de Dieu. Les âmes des défunts sont purifiés après la mort par la force des prières qu'on fait pour elles, dit St. Marc d'Éphèse. Mais il est également indubitable que la prière de l'Église lorsque toute l'Église, au ciel et sur terre, prie, d'une manière incom-parablement plus efficace et puissante enrichit l'âme du défunt de ce qu'elle ne possède pas en quantité suffisante et ne peut acquérir, comme, par exemple l'espoir dans le Sauveur, l'amour envers Lui, la foi dans Sa miséricorde, la conscience de ses péchés, la pénitence, etc... De tels sentiments, puisés dans les prières de l'Église, rapprochent le défunt de Dieu et adoucissent son sort outre-tombe. L'âme du défunt peut et doit prier avec nous L'âme elle-même doit prendre part à son changement en mieux, ne serait-ce que dans une infime mesure. Cependant, toutes les âmes ne répondent pas unanimement aux prières de l'Église pour elles. Les plus justes commencent à prier plus rapidement et plus volontiers avec ceux qui prient pour elles. Les plus pécheresses se soumettent avec plus de difficulté à la force régénératrice de ces prières. Si l'âme reste entièrement insensible et ne peut ni ne veut prier avec l'Église, nos prières pour elles deviennent alors insensées. C'est la raison pour laquelle sont privés de la prière ecclésiale les athées notoires endurcis, les blasphémateurs impénitents, les débauchés éhontés et leurs semblables. Nous répétons que lorsque nous prions pour le défunt, son âme peut et doit prier avec nous. C'est en cela que réside tout le sens des prières pour lui. En priant pour les défunts, nous disons fais reposer, Seigneur, l'âme de Ton serviteur, parce que nous voulons que cette supplication devienne la prière du défunt qui, lui-même, prie mal. Nous croyons que l'âme peut prier dans l'Église par nous et avec notre aide. C'est pourquoi nous prononçons aussi d'autres paroles fais reposer, Seigneur, l'âme de Ton serviteur, qui Te prie par nous. Tant sont indispensables et salvatrices les prières ecclésiales pour les défunt. Les chrétiens orthodoxes doivent prier pour eux avec espoir et foi, sans se livrer à l'abattement et à un chagrin insensé. Les prières des justes défunts pour nous Il est indubitable que les âmes des saints et des justes dans l'Église triomphante, ainsi que même les parents défunts qui nous aiment, prient pour nous parabole du riche et de Lazare de la même façon que nous aussi nous prions pour eux. La communion de prière entre vivants et défunts ne cesse jamais. La prière des justes prononcée avec amour pour nous, telles que celles de St. Nicolas, St. Séraphim et d'autres saints encore, nous enrichit dans le Christ et seulement en Lui, de l'abondance spirituelle du juste. Elle nous fait participer à sa sainteté, nous renforce dans le combat avec les tentations du malin, nous élève au-dessus du niveau de vie spirituelle et éthique que nous pouvons atteindre de nos propres moyens. Quant aux prières de la Très Pure et Bénie Mère de Dieu, notre secours et notre aide, qui nous délivre des grands malheurs et des afflictions, elles nous enrichissent encore d'une plus forte puissance de pureté et de sainteté. C'est dans le mystère de la communion au Corps et au Sang du Christ que nous puisons la force maximale de la grâce Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui. Telle est la promesse du Sauveur. Et c'est dans cette unité très douce avec lui que le Christ purifie, lave, orne, émonde, raisonne et illumine l'âme de celui qui l'aime, le faisant participer à sa Divinité. Extrait de La vie de l'âme dans l'au-delà, publié par la Fraternité Orthodoxe Saint Grégoire Palamas, Paris sans date. ACATHISTE POUR UN DÉFUNT Kondakion 1 Père saint, ton Fils unique, Premier des Grands Prêtres, a déposé son âme pour le salut du monde déchu et pour nous permettre de devenir enfants de Dieu et habitants de ton Royaume au jour sans crépuscule, accorde au défunt N le pardon et la joie éternelle ; nous intercédons pour lui par cette prière Seigneur, Juge tout-compatissant, accorde à ton serviteur la douceur du paradis. Ikos 1 Saint Ange Gardien, envoyé de Dieu, viens prier pour ton protégé, que tu as accompagné sur tous les chemins de la vie, que tu as sauvegardé et guidé, lance avec nous cet appel au Sauveur miséricordieux. Seigneur, détruis le manuscrit des péchés de ton serviteur N ; guéris les plaies de son âme ; que sur terre ne restent pas de lui de souvenirs amers ; fais grâce pour lui à ceux qui l’ont peiné et à ceux qu’il a chagrinés ; recouvres ses imperfections du lumineux vêtement de ta Rédemption ; donne-lui la joie par ta miséricorde infinie ; toi, l’ineffable, le grand et le merveilleux, montre-toi à lui. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 2 Telle une inconsolable tourterelle, l’âme voltige par les plaines, méditant, de la hauteur de l’intelligence divine, sur les péchés et les tentations des voies du passé, emplie de chagrin pour chaque jour sans retour, perdu sans profit ; mais fais grâce à ton serviteur, ô Maître, qu’il entre dans ta paix, s’écriant Alléluia ! Ikos 2 Si ton Fils a souffert pour le monde entier, s’il a versé des larmes et transpiré en gouttes de sang, pour les vivants et les morts, qui pourrait retenir notre prière pour le défunt ? Par lui qui est descendu jusqu’aux enfers, nous prions pour le salut de ton serviteur N. Ô Donateur de vie, illumine-le de ta lumière, qu’il soit un avec toi, Père, Fils et Saint Esprit. Toi, qui nous appelles tous dans ta vigne, ne manque pas de l’éclairer de ta lumière. Dispensateur généreux des récompenses éternelles, fais-le fils de ton Palais ; rends à son âme les forces de sa pureté première ; qu’en son nom se multiplient les œuvres bonnes. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. ne figurent pas les kondak et ikos 3 Kondakion 4 Les tempêtes de la vie sont passées, les souffrances terrestres terminées, les ennemis et leur méchanceté, sans force ; mais fort est l’amour qui délivre de la ténèbre éternelle et sauve, ô Dieu, tous ceux qui élèvent vers toi ce chant hardi Alléluia ! Ikos 4 Tu es pour nous la miséricorde, où n’entrent pas les comptes ; tu es l’unique Libérateur et l’unique Sauveur ; et comme Simon de Cyrène a aidé le Christ à porter la croix, ô Tout-Puissant, de même maintenant, accomplie le salut de nos proches par le secours de notre prière. Seigneur, tu nous as commandé de porter le fardeau les uns des autres, par l’intercession de nos proches, tu nous pardonnes après la mort. Toi qui as établi une relation d’amour entre les défunts et les vivants. que les prières de ceux qui l’aiment servent au salut de ton serviteur N ; entends les cris de son cœur s’élevant de notre bouche. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 5 Ô Dieu, reçois son dernier soupir désolé, comme la prière du bon larron. Il s’est éteint sur la croix de la vie, fais-le héritier de ta promesse, comme tu l'as fait pour le bon larron " Amen, Je te le dis, tu seras avec moi au paradis ", où la multitude des pécheurs repentis chante dans la joie Alléluia ! Ikos 5 Que ton Fils, crucifié pour nous, étende sa main et par les gouttes de son Sang précieux, qu’il lave sans laisser de trace tous les péchés commis en sa vie. Par sa respectable nudité, qu’il réchauffe son âme dénudée, devenue orpheline. Seigneur, tu connaissais sa vie dès avant sa naissance et tu l’as aimé ; tu le voyais de loin et tu tendais vers lui ton amour infini. Nous demandons pour lui le pardon des ses fautes, rendu possible par le sanglant Golgotha. Ô Dieu tout-puissant, par la mort du Christ pour lui, par sa mise au tombeau, sanctifie son repos dans la tombe. Que ton Fils ressuscité d’entre les morts emporte vers toi son âme aigrie. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondak 6 Il dort du sommeil de la tombe mais son âme ne sommeille pas, elle t’espère, Seigneur, elle a soif de toi, le saint Fiancé éternel. Que s’accomplissent sur le défunt les Paroles de ton Christ " Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang aura la vie éternelle ". Donne-lui à manger de la manne du secret et de chanter auprès de ton autel Alléluia ! Ikos 6 La mort l’a séparé de tous ses proches, l’âme s’est éloignée, ceux qui le connaissaient se désolent, les barrières de la chair sont détruites, et tu t’es découvert, dans l’inaccessible grandeur de la Divinité, avec l’attente de la réponse. Seigneur, Amour au-dessus de toute compréhension, prends pitié de ton serviteur ; pardonne l’infidélité de son cœur. par les espérances trompées, naissait la nostalgie vers toi, souviens-toi de ces heures où son âme frémissait d’enthousiasme pour toi. Accorde au défunt la joie non terrestre et le repos dans le sein d’Abraham. Unique fidèle, sans changement, accueille-le auprès de toi. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 7 Nous croyons à la durée limitée de notre séparation. Nous t’ensevelissons, comme la graine dans le champ, tu repousseras dans un autre pays. Que périsse dans la tombe l’ivraie de tes péchés, et les œuvres bonnes s’y illumineront, là où les semences du bien apportent des fruits impérissables, où les âmes saintes chantent Alléluia ! Ikos 7 Lorsque le sort du défunt deviendra oubli, lorsque son image s’assombrira dans les cœurs, et que le temps effacera avec la tombe l’ardeur de la prière pour lui, alors, toi, ne l’abandonne pas, donne la joie à l’âme solitaire. Ô Dieu, ton Amour ne se refroidit pas, ton bon vouloir est inépuisable. Les prières de l’Église pour ton serviteur défunt ne se taisent pas, que ses péchés soient lavés par l’Offrande du Sacrifice non sanglant. Par l’intercession de tous les saints, accorde-lui la grâce de prier pour les vivants ; aux jours de nos épreuves, reçois son intercession pour nous. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 8 Prions avec des larmes, tant qu’est douloureusement frais le souvenir du défunt, faisons mémoire de son nom, nuit et jour, par des aumônes nourrissant ceux qui ont faim, chantant du fond de l’âme Alléluia !` Ikos 8 Le visionnaire Jean le Théologien a vu auprès du trône de l’Agneau de Dieu une immense foule, tout de blanc vêtue ; c’étaient tous ceux qui venaient de la grande tribulation. Ils te servent, toi notre Dieu, nuit et jour dans la joie et tu habites avec eux, et la souffrance et la peine ne les effleureront plus. Seigneur, fais se joindre à eux ton serviteur N, qui a beaucoup souffert et peiné en sa vie ; tu connais toutes ses heures amères et ses lourdes minutes ; sur terre il a eu chagrins et soucis, donne-lui au ciel, la joie, et accorde-lui les délices des sources d’eau vive ; sèche toute larme de ses yeux, et fais-le entrer là où le soleil ne brûle pas, mais vivifie par ta Vérité. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 9 Terminé le voyage sur terre, quel bienheureux passage au monde de l’Esprit, quelle contemplation de choses nouvelles et de beauté célestes, inconnues du monde terrestre, l’âme revient dans sa patrie, où le clair soleil de la Vérité divine illumine ceux qui chantent Alléluia ! Ikos 9 Si ton reflet et ta trace rayonnent sur le visage des mortels, comment es-tu alors toi-même ? Si les fruits de tes mains sont tellement merveilleux et que la terre reflète seulement ton ombre, dans une grandeur indescriptible, comment doit être alors ta Face visible. Fais se découvrir ta Gloire à ton serviteur N. Ô Dieu, fais-le voir et entendre la Liturgie céleste afin que sa joie soit complète. Raffermis son espérance de la rencontre dans les demeures des bienheureux et accorde-nous de ressentir la force bienfaisante de la prière pour les défunts. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 10 Notre Père, reçois dans ton Royaume celui qui s’est éteint, là où il n’y a ni péché, ni mal, là où la Sainte Volonté est inébranlable, là où, dans l’assemblée des âmes les plus pures et des anges sans défaut, brille ton Nom bienfaisant et où règne le parfum de la glorification Alléluia ! Ikos 10 En ce jour-là, les Anges établiront ton trône, ô Juge, et tu illumineras le monde de ta gloire, portant la rémunération à chacun. Jette alors un regard compatissant sur ton humble serviteur N et dit lui " Viens à ma droite ! " Seigneur, toi seul as le pouvoir de remettre les péchés ; pardonne-lui donc ses péchés oubliés ou cachés par honte ; libère-le de l’iniquité dû à la faiblesse ou l’ignorance, et délivre-le des profondeurs sans lumière du désespoir infernal. Qu’il hérite de tes demeures vivifiantes ; ajoute-le aux bénis de tous les siècles et accorde-lui la béatitude qui ne cesse jamais. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 11 Maître de toute Bonté, que s’ouvrent au défunt les portes ensoleillées du Paradis, que viennent à sa rencontre dans l’allégresse les assemblées des justes et des saints, la foule de ses proches et de ceux qui l’aiment, que se réjouissent pour lui tes Anges porteurs de lumière, qu’il voit aussi la Théotokos, là où résonne victorieusement Alléluia ! Ikos 11 Par ton souffle revivent les fleurs, la nature ressuscite, des foules de minuscules créatures s’éveillent. Ton regard est plus clair que les cieux printaniers, ton Amour, ô Dieu, plus chaud que les rayons du soleil. De la poussière terrestre tu as ressuscité la chair périssable de l’homme, pour l’épanouissement à la vie éternelle, alors éclaire aussi ton serviteur N de la lumière de tes Bontés. Seigneur, les bienfaits de la vie sont en ta main, en ton regard la Lumière et l’Amour, libère de la mort éternelle spirituelle le défunt qui s’est endormi dans l’espérance. Éveille-le, lorsque les ronces de la terre se revêtiront de la couleur de l’éternité et que rien n’assombrisse son dernier sommeil terrestre, Bonheur fidèle et but de notre existence. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 12 Ô Christ ! Tu es Royaume Céleste, tu es terre des humbles, tu es demeure de ceux qui espérent en toi, tu es boisson parfaitement nouvelle, tu es le vêtement et la couronne des bienheureux, tu es la couche du repos des saints ! C’est à toi qu’appartient la glorification Alléluia ! Ikos 12 Par l’image des paisibles parcs d’une beauté non terrestre, et des demeures aussi claires que le soleil, et dans la perfection des chants célestes, tu nous a découvert la félicité de ceux qui t’aiment. Seigneur, que ton serviteur entre dans ta joie ; revêts-le de l’illumination de ta Gloire ; qu’il entende le chant ineffable des chérubins, qu’il s’élève de gloire en gloire, et qu’il voit la splendeur de ta Face. Ô Juge tout-compatissant, rends ton serviteur N digne des douceurs du paradis. Kondakion 13 Ô Dieu saint et immortel, à la minuit du péché et de l’incrédulité, arrivant du Ciel avec les Anges, pour juger le monde entier, ouvre les portes de ton palais glorieux à ton serviteur N, qu’avec les foules innombrables des saints, il chante dans les siècles Alléluia, Alléluia, Alléluia ! Ce kondakion se dit 3 fois, et ensuite l’ikos 1 et le kondakion 1. Début de la Page Page d'Accueil Souffrance, Mort et Résurrrection - Introduction Dernière mise à jour 26-08-02
S’il est une heure fortunée Parmi nos heures d’ici-bas, Une heure de paix couronnée, Et de trêve à nos vains débats, C’est l’heure, entre toutes bénie, Où la strophe aux fraîches senteurs, Pour nous, au vent de l’harmonie, S’épanouit en vers chanteurs ; C’est l’heure où quelque âme inconnue, Sœur par l’accent et par le luth, A notre muse inculte et nue Adresse un fraternel salut ; Où des mains que Dieu même inspire, Nous consolant de tout affront, Jettent des fleurs sur notre lyre, Et des lauriers sur notre front. O fleurs au poétique arôme, Aumône d’accords et d’encens, Dont l’haleine enivrante embaume Les plus intimes de nos sens ; Parfums sans prix, voix cadencée, Lauriers aux rameaux toujours verts, Strophe pieuse où la pensée Parle encor plus haut que le vers ; Offrande sainte du poète, Dons vrais du cœur, chants ingénus, Dans mon humble et pauvre retraite, Soyez, soyez les bienvenus ! Et toi, toi qui me les envoies, Ces dons cueillis sur les hauts lieux, Toi qui fais sur mes sombres voies Chanter ton vers mélodieux ; Barde frère, dont le courage, Réveillant mon luth endormi, A traversé ma nuit d’orage Pour m’apporter tes chants d’ami ; Puisse le sort, pour moi sévère, Clément et facile à tes vœux, Dans ta course à travers la terre, Vouloir les choses que tu veux ! As-tu dans ton cœur de jeune homme Quelque beau rêve aux plis flottants, Vierge que tout bas ta voix nomme, Vierge qu’implorent tes vingt ans ? Blonde et jeune de chevelure, Vois-tu, dans l’ombre de tes nuits, Une lumineuse figure Sourire à tes chastes ennuis ? Eh bien, qu’à l’heure où, lente et pâle, La lune, oiseau mystérieux, Ouvrant ses deux ailes d’opale, Prend son vol à travers les cieux ; L’onde au mélodieux ramage, La brise aux murmures sacrés, Bercent pour toi sa molle image Sur un nuage aux flancs nacrés ; Et que l’ange des doux mensonges Fasse éclore, dans sa beauté, Du blanc calice de tes songes, Une blanche réalité ! Es-tu de ceux qu’un souffle enflamme, Esprits épars dans l’univers, Qui portent caché dans leur âme Le mal de la muse et des vers ; De ceux qu’une âpre soif altère, Et qui, troublés jusqu’au tombeau, S’en vont inquiets par la terre, Malades de l’amour du beau ? Eh bien, qu’une large harmonie, Berçant le cours de tes pensers, Pour en alléger ton génie, Les roule à flots toujours pressés ! Qu’aux pieds ombreux des ravinales, Dans quelque île aux flots caressants, Ta vie aux brises virginales S’exhale en lumineux accents ! Que de son onde au ciel puisée L’aube, mouillant l’herbe des champs, Roule ses perles de rosée Sur la jeunesse de tes chants ! Que chaque jour, plus riche encore, Éblouissante ascension, Sur ton esprit, comme une aurore, Se lève l’inspiration ! Qu’enfin sur ta route choisie, Rencontrant un bonheur rêvé, Tu trouves dans la poésie Ce qu’hélas ! je n’ai point trouvé. Bonheur ! éternelle chimère ! L’homme, jouet d’un sort railleur, Ne quitte le sein de sa mère Que pour apprendre la douleur. Une expérience fatale, L’abreuvant de déceptions, Effeuille pétale à pétale La fleur de ses illusions. Combien d’amis de ma jeunesse Ont déjà fui de mon chemin ! Leur main, que pressait ma tendresse, Hélas ! ne presse plus ma main. Comme de gais oiseaux qu’assemble Un même nid dans les buissons, Par les airs nous allions ensemble, Unis d’amour et de chansons. D’un même arbre branches jumelles, Nous mêlions nos rameaux aimés ; Mais la vie aux bises cruelles De toutes parts nous a semés. Les uns, troupe joyeuse et blonde, Les plus rieurs de ma saison, Sont partis pour un autre monde, Avides d’un autre horizon. Ceux-ci, vains oiseaux de passage, Oubliant leurs jours de frimas, Ont changé d’âme et de visage, Hélas ! en changeant de climats. Ceux-là, groupe stérile et louche, Renégats au cœur sec et mort, Unissent leur bouche à la bouche Qui ment, qui calomnie et mord ! Et pourtant leur voix qui m’accuse Devrait plutôt sur moi gémir ! Pourtant ce qu’a flétri la Muse, Tout noble cœur doit le flétrir ! Nègres, mes frères ! peuple esclave ! J’ai vu votre joug détesté, Et de mon sein, bouillante lave, A jailli mon vers irrité ! Non ! votre mal n’est pas un thème A moduler de vains concerts ! Ma lèvre a connu l’anathème, Car ma main a pesé vos fers ! De ceux-la que votre souffrance Avait émus en d’autres jours, J’espérais… candide espérance ! A ma voix ils sont restés sourds ! Plongés dans un sommeil de pierre, Lorsque vint l’heure des combats, L’un a renié comme Pierre, L’autre a trahi comme Judas. Est-ce impuissance, orgueil, envie ? Dieu le sait ! – mais mon cœur est las ; Et sur les ronces de la vie Je tombe, enfin ! je saigne, hélas ! Ainsi partout deuil et tristesse ! L’homme, d’espoir découronné, Au mont désert de la vieillesse, Marche des siens abandonné. Étouffons donc notre délire, Et laissons nos pleurs seuls parler ! Il est des douleurs que la lyre Est impuissante à consoler ! Mais pourquoi d’un triste nuage Assombrir l’azur de ton ciel ? Pourquoi, dégoûté du breuvage, Mêler mon absinthe à ton miel ? Sauve du doute qui m’assiège Ton avril au rêve enchanté ; Lys, garde ta robe de neige ! Cygne, ton plumage argenté ! De ta foi n’éteins pas les flammes ; Aime et chante au milieu des pleurs Le chant est le parfum des âmes ! L’amour est le parfum des cœurs ! Il est vrai, nos tiges sont nées Dans les gazons d’un sol pareil ; Mais, ami ! sur nos destinées Ne luit pas un même soleil. Un même rocher vert de mousse De son onde allaita nos jours ; Mais ton eau chante, heureuse et douce, La mienne gémit dans son cours. Sur des mers où l’aube étincelle, Ta muse aux fraîches visions Monte une odorante nacelle Où rament les illusions ; La mienne au choc des vents contraires Soutient la lutte du devoir, Car ma nef d’un peuple de frères Porte la fortune et l’espoir. Toi, tu vois sur de blanches grèves Des bords aimés poindre et fleurir ; Moi, je vois, par delà mes rêves, Nos libertés à conquérir ! Donc sur leurs routes opposées Laissons voguer nos deux esquifs A toi les ondes apaisées ! A moi la vague aux noirs récifs ! Mais si jamais, pour les tempêtes Désertant de paisibles bords, Tu voulais, rêvant nos conquêtes, Dans mes eaux risquer tes sabords ; Si, bravant les fureurs sauvages Du présent contre l’avenir, Pour tenter les mêmes rivages, Tes mâts aux miens voulaient s’unir ; Fendant la vague échevelée Qui me roule dans ses brouillards, Viens avec moi, dans la mêlée, Affronter les mêmes hasards ; Et dans nos barques fraternelles, Sous l’œil de Dieu, couple indompté, Nageons de la rame et des ailes Vers les mers de la Liberté ! Auguste Lacaussade
23/07/1993 - 23/09/1993 Je vous avais pourtant prévenus que ce serait en pressant le kyste cancéreux de ma haine que j’ar-riverais à faire parvenir jusqu’à vos oreilles ingrates, l’eau claire et parsemée de reflets d’argent des mots les plus beaux que vous ayez eu l’occasion, sinon la chance suprême, délicieuse et séraphique, d’entendre. Que ceux qui me trouvent ignoble et odieux creusent leur tombe et s’y allongent, les yeux tournés vers le Ciel ; car c’est depuis le firmament mélancolique des nuages que je leur ferai goûter au fer rouge et brûlant de ma vengeance. L’ode musicale que vous allez dès à présent écouter, n’est pas un requiem, ne vous y trompez pas ! bien que mon chant ait la majesté, la puissance et le charme d’une oraison funéraire. Car là où s’endort le chant-amour de la mort, las d’avoir trop crié ses vers, pour finalement retomber sous la pierre froide bercer le défunt destinataire de sa musique, là s’éveille et croît ma chanson jusqu’à assourdir l’ouïe des archanges du Mal. Et mon chant vous hypnotisera. Car bien que vous le haïssiez sans limites, vous poursuivrez votre écoute jusqu’à ce que vous parveniez à l’interpréter vous-mêmes. Pourquoi ? Parce que par ce chant, si grande et inassouvissable que soit votre haine, son immensité n’atteindra jamais le seuil, ni même les esquisses, des musicales notes qui en furent l’origine. Sachez que jamais vous n’arriverez à surpasser de votre propre dégoût, l’aversion écœurant que j’ai à votre égard. Il est encore temps pour vous d’obstruer le portail de votre ouïe. Tournez cette page et il sera déjà trop tard. Vous serez pris dans le tourbillon infernal réfléchissez bien au ses de ce qualificatif de mon chant haineux et vert du fardeau énormément alourdissant du rejet total et sans rémission de votre race entière. Car vous qui me lisez et goûtez au parfum de mes mots sulfureux, sachez, vous qui vous croyez seul et protégé derrière votre barricade de papier, que vous ne représentez qu’une infime partie de ma révolte de dégoût. Sachez qu’en poursuivant votre lecture, vous ne faites qu’amplifier l’écho intolérable du dessein que je viens de vous exposer. * Regardez, osez ne pas détourner votre regard falsifié de cette plaie. La reconnaisez-vous ? Non bien sûr. Pourtant elle est vôtre. Vous en êtes à la fois le criminel auteur et la pitoyable victime. Levez vos yeux assassins et soyez heureux que ma fureur vengeresse vous permette encore de conserver ce précieux sens qu’est la vue. Pourtant rien ne m’oblige à ne pas enfoncer dans vos orbites affamés le dard du scorpion que ma plaie saignante a enfanté. Rien, si ce n’est l’insatisfaction de ne crever que deux de vos yeux alors que votre peau lépreuse en compte des millions. Mais voilà déjà que ma haine pleure de venimeuses mygales supportant sur leurs épaules arach-nides les puissants bazookas qui devront mettre fin tôt ou tard à votre si peu précieuse vie. Il me faut retenir ces larmes fatales si je veux rester fidèle, comme une guêpe peut l’être envers les étamines nutritive de la rose, à ma volonté de prolonger, jusqu’aux confins de l’insupportable, votre agonie, dont votre mort, soyez-en sûrs, ne pourra être que salvatrice. Alors contemplez plutôt une fois encore cette plaie qui chaque matin s’entrouvre un peu plus, laissant le soleil la brûler davantage. Contrairement à l’ordre naturel, que vous croyiez Tout Puissant, ou que vous vous plaisiez à y croire, lorsque vient le crépuscule, cher aux loups assoiffés par une journée entière de jeûne, cette plaie ne se referme pas. Non, elle laisse à son tour la lune la pénétrer, s’offrant ainsi aux deux astres qui ont assurément interdit sa guérison. Vous savez parfaitement que la Plaie ne s’ouvre avec béatitude, non pas pour sourire elle ignore jusqu’au sens originel de ce verbe, mais pour hurler sa douleur. Qu’ainsi, même si vous ignorez sa présence en tournant votre dédaigneux regard, vous ne puissiez échapper à la clameur déchirante de son existence. Vous avez creusé la Plaie en y enfonçant vos ongles aiguisés ; la Plaie vous répond en perçant le silence de votre culpabilité d’un cri plus tranchant que la lame affûtée de la tempête. Souffrez de sa souffrance et courbez de honte votre coupable visage. * Mais je m’aperçois que je n’ai déjà que trop chanté la faille qui déchire la chair de mon corps désertique. Vous risqueriez de croire que je ne suis pas le mot est juste infaillible ! Détrompez-vous, présomptueux agneaux incrédules je le suis. Et au contraire, rien ne peut plus désormais fendre les muscles de mon cœur inassiégeable. Car j’ai su, tout au long de ces années de dociles et silencieuses souffrances, greffer au plus profond de moi-même une carapace faite de l’acier le plus résistant qu’il soit. Et c’est bien vous, et personne d’autre, pitoyables guerriers titubant sur le chemin du combat, oui c’est vous qui êtes l’origine et la cause de ce bouclier dont j’ai prématurément accouché. Bombardé comme je le fus par vos lances, visant toujours plus précisément l’endroit où je tentais de conserver un semblant de survie face à vos attaques, il est certain que je ne vous ai jamais adressé nul reproche, ni même l’ombre du fantôme d’une lâche plainte. Si votre intelligence avait pu égaler l’intensité de votre cruauté, il aurait été facile de vous douter que mon silence patient cachait un danger plus féroce encore que si le Créateur lui-même avait décidé de vous châtier en déclenchant les sept prédictions de l’apocalypse. Car, vous le comprenez maintenant, mais il est déjà trop tard, l’heure de ma vengeance dévastatrice est venue. Il ne vous servira à rien de fuir, car même si vous réussissiez à atteindre, ce qui est à dix mille pieds au-dessus de vos pauvres capacités, la rapidité sans égale de la vipère menacée, le glaive de ma vengeance parviendrait malgré tout à vous toucher. Et s’il est une infériorité que j’admets concéder au Tout Puissant, ce ne peut être que mon impos-sibilité à vous prendre en pitié. Je connais votre infériorité, plus indiscutable encore, face à la force de mon couperet rectificateur. Que cela ne vous empêche pas de poursuivre mon chant accusateur qui continuera à vous assaillir, laissant sur votre peau tuberculeuse, la marque indélébile de mon céleste courroux. * Quelle était belle cette adolescente à la peau découpée dans les tissus les plus raffinés et aux yeux encore étonnés d’avoir vu tant de beauté dans le miroir. On aurait dit un petit animal sauvage effarouché et certain de ne pas être à sa place dans ce zoo qui ne lui offrait comme horizon que l’âpre robustesse des barreaux de sa cage. Elle devait s’évader de sa prison. Il ne pouvait pas en être autrement. Quand bien même le Ciel n’était pas encore assez grand pour accueillir sa beauté et l’Univers trop étroit pour contenir les vapeurs émanant de la pureté de son visage et de son cœur. Et moi j’ai été assez stupide pour lui ouvrir les portes de sa geôle, en dérobant au péril de ma vie les clés tant désirées qui devaient lui apprendre que l’alphabet se résumait aux sept lettres du mot liberté. Je ne me rendais pas compte de ma stupidité. Comment l’aurais-je fait ? Puisque je jouissais alors du plus parfait bonheur la fille la plus parfaite de cette Terre, planète la plus parfaite du Système Solaire, daignait croiser ses doigts si doux avec mon humble main. Peut-être croyez-vous que je devrais vous remercier pour ce cadeau de votre Providence sacrée ? Ne prononcez plus jamais devant ma colère ce verbe qui m’est maintenant étranger. Je ne peux plus remercier personne. Car après m’être docilement habitué à votre laideur quotidienne, jusqu’au point d’ignorer que quelque chose d’autre, de différent, de meilleur mais je ne savais pas alors ce que "meilleur" signi-fiait pouvait exister ; après ceci vous avez brandi devant mes yeux, aussi émerveillés que ceux d’un nouveau né, cette créature merveilleuse parmi les merveilles, angélique parmi les anges. Quel était votre but ? Et surtout en quoi toute cette illusion pouvait vous servir si c’était pour la faire évanouir ensuite ? On ne tend pas un sucre à un chien affamé pour l’avaler soi-même lorsqu’il s’apprête à prendre ce cadeau. Ou alors on ne s’étonne pas que l’animal devienne enragé et cherche à vous saigner de sa morsure fatale. * Je sais que vous persistez à vous emmitoufler dans votre manteau de suspicion pour vous protéger de l’attaque des intempéries, des flocons de neige, des rayons de soleil, des gouttes de pluie, des murmures du vent, de la fourche des éclairs, des ululements des lunes et du mécontentement de votre Dieu mégalomane. Je sais que la méfiance est votre nation, que le doute est votre drapeau et que jamais vous ne chanterez l’hymne apaisant de la confiance. Je sais que tant que vos yeux, lorsque vous êtes sobre cela va sans dire, n’auront pas constaté la dualité lunaire, vous resterez persuadés de contempler chaque soir la même lune, identique, fidèle et immuable. Je sais qu’en ce moment même, et malgré les menaces et les mises en garde que je n’arrête pas de semer dans votre champ oculaire et auditif, je sais que vous riez de ces graines que j’ai pourtant pris la peine de planter, et ceci uniquement pour que puisse fleurir votre compréhensible infantile. Mais il vous en faudrait plus vous voudriez que je vienne chaque heure arroser mes semences. Vous souhaiteriez me rabaisser à l’état de jardinier pour que constamment j’entretienne vos cultures qui indubitablement, à la lumière de votre sombre suspicion abjecte, ne donneront jamais aucun fruit. Écoutez donc maintenant ! Si jardinier je suis, ce ne peut être qu’au même titre que Celui qui a fait fleurir l’Éden, le Créateur de ce jardin paradisiaque qu’il vous presse d’atteindre au seuil de votre mort. C’est Lui qu’il faudrait invoquer, pour que le printemps souffle de nouveau sur vos vergers. Et quand bien même Il viendrait vous porter secours mais réfléchissez bien l’a-t-il déjà fait une seule fois ?, je me tiendrais là, au milieu de Son chemin, Le défiant de continuer Sa route. Et croyez bien que jamais je n’ai perdu mon combat contre cet Hypocrite Païen Blasphémateur. Aussi prenez garde à ma prochaine strophe. La preuve que je vous y donne pour justifier la toute puissance que vous me contestez, cette preuve aura le volume sonore d’un train qui foncerait avec cahots sur des rails où vos oreilles seraient enchaînées. * Le bonheur, sous quelque forme qu’il, a été depuis longtemps banni des portes de mon cœur, déjà bien trop lourd de haine et de désir vengeur de puissance pour accepter le moindre sourire ou la moindre joie, ou encore la seule idée que ma langue natale, ma langue fourchue crachant le feu, ait encore de tels mots à son vocabulaire Aussi, mon étonnement s’est immédiatement déclenché lorsque je vis ce jeune homme, à la che-velure éclatante, au visage fin et sûr de lui et surtout avec cet insupportable étirement des lèvres qui montrait en toute impudeur la blancheur virginale de ses dents avec ce sourire étincelant prouvant à qui voulait le regarder que sans hésitation, sans même l’ombre obscure du spectre invisible du doute, qu’on ne pouvait dans cet instant le qualifier d’autre attribut que celui d’être immensément heureux. Il eût été beau dans d’autres occasions, mais ici sa beauté était éclipsée par son bonheur, comme le sinistre aspect glacial des macchabées masque leur potentielle laideur. À mes interrogations non dénuées de sarcasme, il répondit sans même oser se soulager en laissant son manteau de bonheur au vestiaire "Je ne suis qu’à l’aube de ma vie et déjà l’Être Suprême ne présente à mes yeux que le spectacle splendide d’un soleil levant. Les oiseaux s’éveillent au mélodieux son de mes pas pour entamer avec fierté les plus merveilleuses de leurs chansons de joie. Les fleurs vont même jusqu’à s’ouvrir à mon passage et se referment dès que je les quitte pour qu’aucun autre que moi ne les voie nues dans leur beauté. Je n’ai pas encore l’âge qui me donnent cette allure tourmentée que visiblement tu ne connais que trop. Et pourtant, je suis à la fois aimé et redouté de tous, du fragile enfant qui vient d’émerger de sa piscine vaginale au courageux guerrier qui a terrassé tant de dragons. Car je te le dis sans craintes je suis Poète. Et mes mots anesthésient de leur puissante et belle musique toutes les armes qui pourraient se lever contre moi. J’entonne des vers de triomphe devant Dieu et calme d’une douce berceuse l’Esprit Malin. Car je suis Poète. . ." * . . .Il ne m’a pas paru nécessaire de vous rapporter plus encore les paroles de cet adolescent pré-tentieux, il ne faisait de toute façon qu’enrober de paroles de satin sa dernière affirmation il était Poète et le reste n’était que poussière d’étoile ! Pourtant sa prétendue puissance ne m’effrayait point. Au contraire j’aurais ri du triste sort que j’allais infliger à cet outrageux paon si je ne m’étais pas tranché depuis des siècles déjà mes sanguines lèvres d’une lame de rasoir afin de ne plus jamais tenter même d’esquisser un sourire. Et ma réponse fatale transformera son pouvoir de géant en impuissance d’eunuque "Ô toi qui sembles avoir fait l’amour avec la séraphique lyre d’Érato ! Ô toi en qui semblent couler tous les majestueux alexandrins qui serpentent entre les récifs des six océans depuis l’aurore bénie où le Créateur signa de Sa plume d’or notre planète où tu sembles régner en prince ! Ô pauvre et stupide oiselet, je tremble en effet devant les arpèges que tu viens de me réciter ! Je frissonne à la seule pensée de ton avenir qui s’est d’ores et déjà retourné pour se glisser derrière ton dos ! Quel misérable et infortuné embryon es-tu, toi qui n’as pas eu le bonheur inestimable, ni la chance infinie de me rencontrer plus t, avant que les larves de tes propres paroles puissent s’écouler comme elles viennent de le faire ! Quelle erreur as-tu faite de ne pas avoir su dompter les seize vents qui auraient pu pousser ton destin jusqu’à mon jugement avant que celui-ci ne fût le dernier ! Car tu n’es pont poète, non ! Depuis que tu as eu l’affront de t’affirmer ainsi, la laideur de cette assertion t’a à jamais privé de sa concrétisation. Quoi de moins poétique que celui qui se vante de l’être ? Et toi, tu n’as jamais fait qu’essayer de tenter d’esquisser les ébauches du seul vers sorti de ta bouche putride, le seul qui aurait pu oser prétendre s’avancer à tâtons vers l’ombre du reflet d’une modeste poésie." À ces mots encore résonnant de vérité, celui qui s’imaginait abriter en son corps l’infinie combi-naison de lettres qu’il sera jamais possible de chanter, à ces mots dont il avait toujours ignoré le sens, le jeune homme se donna la mort puisque c’était là le seul cadeau qu’il puisse accepter recevoir de sa propre personne qui n’était déjà plus qu’une moisissure de charogne. * Peut-être ne tremblez-vous pas encore après avoir été contraints d’écouter l’introduction de mon chant. être même que vous doutez d’avoir l’ouïe rassasiée de si peu de volupté musicales. Peut-être encore que vous n’avez même pas entendu la plainte du blond puceau de ma dernière strophe qui vient juste de s’émasculer avant de faire jaillir d’un seul coup son sang, mais d’un coup si sec et tranchant que son aorte ainsi sectionnée faisait jaillir ses globules vermeils de telle sorte qu’en ouvrant sa bouche pour clamer sa douleur, il but tout le sang qu’il versait. Et ce sang, tant de fois éjecté puis régurgité arrivait encore à prolonger durant des secondes aussi cruelles qu’interminables l’agonie de l’ange déchu, perdu sans son auréole. Pourtant je n’en suis qu’à la Genèse de mon chant mortuaire. Tout reste encore à venir, ou plutôt à disparaître. Mais vous ne pouvez plus maintenant échapper aux gammes assourdissantes qui vont dès lors se déverser comme un torrent que même les plus solides rochers n’arrivent à stopper dans un écumage infernal réfléchissez bien au sens de ce mot. Maldoror était un monstre de bonté comparé à l’ombre hideuse qui obscurcit mes desseins apoca-lyptiques. Et la damnation de Faust n’est tout au pire qu’une bénédiction face à l’impitoyable destin dans lequel mes strophes sataniques . . . ! vous poussent.. de plus en plus. . .comme un corsaire me-naçant de son sabre le condamné sur sa planche qui ne peut plus prétendre à rien sauf à devenir un aggloméra charnel de sacrifice pour de féroces requins. Certes je suis arrivé à mesurer la solitude incommensurable des âmes de la Poésie. Mais désormais je ne suis plus seul dans mon combat contre votre espèce entière déjà mon ombre ne me trahit plus, elle est le témoin de tous mes actes sanctifiaires. Et lorsque la mémoire me manque pour vous narrer ma chanson, c’est elle, ma fidèle et richissime compagne noire, qui m’en rappelle les couplets. Mais je l’ai déjà dit, vous n’avez assisté jusqu’à maintenant qu’à la Genèse enscoliosée de mon impitoyable génocide sans rémission. N’en doutez point. Écoutez pour vous rassurer, cette plainte que le héros de ma précédente strophe n’a eu que trop le temps de clamer. ET son écho résonne encore dans le labyrinthe miroitant de mon chant-amour. * Que voulez-vous que je fasse avec cette créature que l’on dit si merveilleuse, si empreinte de sublime magnificence ; on affirme que le Créateur l’a Lui-même enfantée pour montrer à l’espèce humaine Sa divine beauté ; que voulez-vous que je fasse de celui de qui l’on prétend la possession des suprêmes pouvoirs, censés ne perdre aucun combat dans aucune guerre, même celle qui vit la colombe mourir en son sein ; que voulez-vous que je fasse avec cet être inspiré de l’image des anges et que l’on nomme Amour ? Il doit être banni ! Exclu de vos conversations et de vos pensées ! De quelque sorte qu’il soit, l’Amour ne peut plus exister dans un monde où j’ai décidé de chanter ma haine de l’entière race humaine et où mes refrains résonnent jusque dans le cœur des volcans et l’âme des océans. Chassez de votre stupide con
Vous trouverez tous les liens pour vous procurer mes livres sur les diverses plate-formes de vente du net liste non exhaustive, en bas de cette page. J'AI ENTENDU RESPIRER LES COULEURS Roman Editions Hugues Facorat Un ouvrage tout en fuites en retrouvailles, de non-dits en malentendus, ce chassé-croisé de l'amour va les mener à rencontrer le hasard parfois si bizarre, la poésie et ses feuilles blanches, la mythologie et ses signifiants, la misère qui a tant à nous enseigner, mais aussi un roman énigmatique dans une vitrine et... un carton qui n'a jamais été ouvert. Ce cheminement au pays des couleurs et cette lutte incessante contre le hasard leur permettront-t-ils de libérer un secret de famille ? Un livre où chaque teinte a un message à dévoiler. Un livre où la couleur est plus forte que le langage. LES ABYSSES D'UN SONGE Roman Editions Terriciaë Mig, éminent chercheur en génétique, fait toutes les nuits inexorablement le même rêve qui s'étire et se précise un peu plus chaque le fil de ses songes, il va rencontrer Enya prisonnière d'une tour de verre et vivre des aventures oniriques qui lui laisseront un étrange goût de que ses songes lui dévoileront l'ultime mission de sa vie, il va lutter pour ne pas se déconnecter totalement de la sa collaboratrice et amie, assistera, souvent désemparée, à son errance entre ces deux mondes et tentera de l'aider à lutter contre les pièges de ses chimères quand le sablier de ses rêves est retourné, plus rien ne compte pour vraie vie va t'elle finir par lui échapper ?Parviendra-t-il à sortir indemne de ce monde clos les abysses d'un songe, sans y brûler les ailes de son âme ?Quand l'imaginaire devient réel et que le réel devient imaginaire...Après avoir lu ce livre vous ne rêverez plus jamais comme avant !ON VOIT TELLEMENT DE CHOSES QUAND ON FERME LES YEUX. ASTERIA RUBENS Roman Editions Un, deux, trois, quatre, cinq, cinq êtres humains, cinq personnalités,pétris d'amour, de faiblesse, de beauté et de vie Sung, Sunnivan, Moana, Iloane, Terran, partis en voyage à l'autre bout du globe, se retrouvent dans un monde paradoxalement troublant. Au fil des pages, le futur, le passé et la réalité alternative des personnages s'entrecroisent, les liens de l'imaginaire et ceux du réel se trament en une étrange toile de fond. Le lecteur, retrouvant des fragments de son âme dans chaque personnage, va s'identifier à eux et affronter le doute qui mûrit inexorablement. Il craindra alors ne jamais répondre à ses interrogations et pourtant il essaiera car nul choix ne lui sera laissé. AU VESTIAIRE DES ANGES Recueil de poésies de ma plume Editions Hugues Facorat Ces mots tus faisaient résonner le silence. Chuchotés tout bas à l'oreille de l'absence, Au creux du néant ils prenaient alors racines Pour finir par fleurir un jour de façon divine. Extrait de Elle avait entendu ses cris silencieux. LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES Roman sur fond historique Editions Au Pays Rêvé / Ovadia Elle est libraire dans l'Aude, spécialisée dans les vieilles éditions sur l'époque cathare. Il est journaliste pour une revue historique en Provence et doit rédiger un article sur Dame Esclarmonde de Foix. Ils ne se sont jamais croisés, ils ne se sont jamais parlés. Albane et Alex n'ont aucunes prédispositions à se rencontrer. Et pourtant, les lointains temps cathares vont les amener à correspondre par lettres. Ces lettres échangées vont très vite mêler leurs recherches historiques au ton de l'épanchement et de la confidence. Les longues nuits à réfléchir, leurs solitudes confrontées, tous leurs mots délivrés attendus chaque jour à l'heure du facteur, leurs paragraphes de dispute, leurs lignes de mises au point, leurs pages de réconciliations vont voir fleurir leurs sentiments et les amener à se rencontrer dans leur vie et à s'avouer leur amour. Est-ce vraiment le hasard qui les a poussé l'un vers l'autre ? CLIMAT SUR MESURE au soleil du septième sous-sol Thriller scientifique et historique Editions Au Pays Rêvé / Ovadia Portugal Elea, météorologue, membre actif de la confrérie de Coimbra. Antonio, historien en charge de la traduction d'un étrange manuscrit New-York Merik, océanologue climatologue aux yeux bleus Planète la Terre Température en chute vertigineuse De la Maison Blanche à la traversée épique d'une New-York en perdition, de courbes sismiques en températures négatives, de vitraux de cathédrale en désordre mondial à éviter, leurs routes vont se croiser, leurs cœurs vont se parler. C'est au cours d'un périple de la dernière chance et à travers le Manuscrit des Reines revenu du fin fond des siècles, qu'ils apprendront à appréhender leur nouveau monde et à le préserver. Une histoire d'amour désorientée, où le gel fait fondre les cœurs... Mais aussi un thriller scientifique et historique sur le climat et l'avenir de l'Humanité... LES NEIGES ÉTERNELLES DE L'ATLANTIDE Editions Au Pays Rêvé / Ovadia Un héritage inattendu… Un voyage au Portugal… Un étrange médaillon… Un accident prémédité… Une page d’Histoire qui se révèle… Un alphabet inconnu… Un bateau vers l’Atlantique… Des mercenaires espions… Une contrée énigmatique… Ainsi débute une histoire extraordinaire où le passé et le présent s’entrecroisent jusqu’au vertige, laissant Manoline et Victor en proie à leur destin. L’amour et la peur mêlés à ce récit passionnant nous amènent à retracer le passé d’un archipel disparu il y a 12 000 ans le mythe de l’Atlantide recèlerait-il un fond de vérité ou existerait-il encore ? Manoline et Victor sortiront-ils indemnes de leurs aventures et parviendront-ils à en tirer un enseignement pour le futur ? Cette fresque haletante d’Amour et d’Histoire fleurit sur les ruines d’un passé où l’oeil invisible de l’Homme était encore ouvert sur les perceptions de son Monde. MON ARBRE À LIRE Recueil de poésies de ma plume Editions Il est Midi Christel Lacroix, auteur de plusieurs romans, vous fait découvrir ici sa plume mots ont germé à l'ombre d'un arbre, juste éclos pour caresser votre cœur de lecteur et faire épanouir en vous le fruit de la les a écoutés chanter entre chaque nervure, adossée au tronc du chêne centenaire, et vous les offre aujourd'hui emballés de papier de souhaitant une douce promenade à travers cette forêt improvisée, plantée de vers alexandrins et de rimes apprivoisées, sous le doux feuillage de l'amour, de la vie et de ses sentiments apaisés... CETTE ODEUR QUI FAIT TOI est plus forte aujourd'hui Essai Editions Il est Midi Parfois on se croyait immergé dans un livre de science-fiction, à part qu’on ne pouvait pas le refermer pour oublier. » Auteur de romans et de poésies, Christel Lacroix mélange ici les détails de sa vie de confinée » durant la pandémie de Covid19, ses joies, ses peines, ses doutes, mais aussi ses réflexions sur le monde, des citations d’auteurs disparus ou confinés comme elle, des articles de journaux, des reportages, des sentiments exhalés ou refoulés, tissant une véritable toile de ressentis autour de cette période si particulière que notre planète et ses habitants ont dû traverser. À travers ces pages échappatoires, écrites à l’encre du cœur, elle reste à l’écoute des bruits sourds et lointains que provoque le silence mortel de ce crise pandémique devient ainsi un prétexte à un immense essai sur ce concept si riche et inextricablement compliqué nommé FUTUR A DÉJÀ EU LIEU Imaginez l'inimaginable Editions Au Pays Rêvé / Ovadia "Au cœur d’un cercueil de verre, R3019 se réveille dans un hôpital perdu dans une ville sans âme, un monde sombre qui s’étale en tunnels et galeries. R3019 a perdu son nom son amnésie a voyagé dans le temps et il ne se souvient plus de sa vie. Venise, sa ville natale va petit à petit revenir à sa mémoire de façon douloureuse et réveiller des lam- beaux de souvenirs pour le confronter à la dure réalité de son présent. La représentation d’une célèbre gravure de Flammarion va ressortir du fin fond des siècles et devenir la clé de son renouveau. En allant vers le soleil, le rêve fou d’un espoir va germer en lui, celui de créer l’aube d’un nouveau Monde l’Amour, l’amitié, la science et l’Histoire se mêleront intimement pour l’aider dans son combat pour une nouvelle Humanité, dans sa lutte contre l’obscurantisme. Cette histoire de destins croisés est un prétexte à une réflexion sur l’Homme et son rapport au monde. C’est un imaginaire malléable, doté d’une profonde sensibilité dont l’aventure riche en rebondissements nous garde captifs jusqu’à son ultime page. L’action de ce livre se déroule dans un futur qui n’est peut-être pas si éloigné du nôtre..."DES SOURIRES ET DES HOMMESune pièce de Théâtre publiée auxEditions Il Est MidiPièce de théâtre satirique portant sur le futurQui sont les terriens ?Peut-on les étudier ?Sont-ils des animaux particuliers ?Dans un autre monde bien loin de notre système, le professeur Hypérion, passionné par la complexité des hominidés terriens, va écouter avec attention les observations de Vénusia, de retour de voyage de s’en suivra un jeu de questions réponses et d’étonnements. Sous la fine carapace de l’humour, afin de filtrer certaines noirceurs de ce tableau terrien, cette comédie frôle parfois la satire de l’Humain et porte le public à en rire, sourire, et surtout à réfléchir sur partie des gains liés à la vente de ce livre sera versée à un fond de solidarité pour le spectacle vivant créé par le ministère de la Culture, suite à la pandémie de BRUIT DU MONDE EST MOMENTANÉMENT FERMÉEditions Il Est MidiTRAVAIL JOURNALISTIQUE SUR LA PERIODE DU COVID ET DE LA PANDEMIELE BRUIT DU MONDE EST MOMENTANÉMENT FERMÉ Résumé Pandémie Covid-19 … 2020-2021 … Une guerre ...Quand cette guerre virale » aura sonné la libération, que son drapeau blanc s’agitera dans le ciel obscur des médias, sempiternels adjuvants quotidiens de la peur, que ces problématiques qui nous ont volé, à tous, plusieurs mois de notre vie normale » ne seront plus que du passé, dans ce plus tard » encore inconnu nommé postérité, il sera peut-être alors intéressant de tenter de sortir de l’émotionnel pur et d’analyser différemment la Christel Lacroix a abordé le confinement de mars 2020 dans un premier essai intitulé Cette odeur qui fait toi est plus forte aujourd’hui ».Elle a voulu ici poursuivre ses réflexions sous la forme d'un journal de bord abordant les mois de crise pandémique qui ont suivi, de août 2020 à mai 2021. C’est dans cet ultime but que l’auteur a souhaité ici donner aux lecteurs la continuité de l’analyse, jour après jour, au moyen d’articles publiés dans différents médias, de réactions à vif de certains acteurs de l’actualité scientifiques, docteurs, acteurs, chanteurs, philosophes, ou simplement humains parmi d’autres humains, de citations d’auteurs disparus ou encore en vie, d’écrits pseudo-prémonitoires, d’articles scientifiques mêlés à ses propres ressentis. Ce livre est là pour poursuivre l’analyse d’un Monde et d’un temps qui nous auront laissé des cicatrices à tous. Ce livre est là en tant que mémoire da Vinciaux Éditions Il Est MidiSélectionné pour le Prix Machiavel du roman, Prix littéraire du Cercle Leonardo da Vinci 2022PrésentationUne histoire d’humanité dans un monde déshumaniséCe roman mélange habilement le thème de l’intelligence artificielle et des manipulations génétiques, formant le pivot de son formidable histoire d’amour, improbable et inattendue, va germer au delà des limites de l’ Impossible » va s’inviter, adoucissant cet univers technologique et lecteur se demandera alors où peut bien se cacher cette frontière si fragile entre l’envisageable et l’ roman d'un nouveau genre, un livre surprenant où le romanesque rencontre la science. Une histoire qui nous met en face de la grande question de la condition humaine et des conséquences des progrès de l'éditeurCe roman est référencé dans la catégorie "science-fiction". Mais à bien y réfléchir, n’est-il pas du domaine du probable ?S’y croisent de nombreuses références historiques, scientifiques et évidemment une belle histoire d’Amour où la poésie s’en mêle pour arrondir les angles saillants de la roman traite de l’intelligence artificielle et du transhumanisme. Une formidable histoire d’amour va y germer entre le héros du roman, un peu perdu, et une belle androïde à la pointe de l’humanisation. Un professeur humaniste et un professeur démoniaque dessineront leur avenir à l’éprouvette de leurs folies... Le lecteur, une fois la première page tournée, se posera la question de la frontière entre l’envisageable et l’impensable jusqu’au point final, et sûrement bien LACROIX chercheuse curieuse ascendant rêveuse a d’abord exploré l’univers des sciences. Son doctorat de recherche pharmaceutique en poche, et quelques coups d’œil dans le microscope plus tard, elle se rend compte que l’envie d’écrire a germé dans son de ses romans est conçu de façon à susciter la réflexion du jeu favori mêler subtilement les mondes ou les époques afin que le réel n’apparaisse jamais tel qu’on peut le sur cet entre deux mondes, mais aussi poète à la belle étoile, elle espère qu’une fois le livre fermé, le lecteur, à son tour, parte en quête du sens caché de l' de Jean-Louis Riguet chronique de Jean-Louis Riguet Ce que je pense de Perla da Vinci Le thème abordé par ce livre n’est pas celui que je lis habituellement. Je l’ai donc commencé par une certaine appréhension. Allais-je rentrer dans l’histoire ? Finalement, j’ai lu jusqu’au bout et je n’ai pas manqué un seul ne sais pas si j’aimerais vivre dans ce monde déshumanisé qui mélange robot et humain. Pourtant, il s’agit d’une histoire d’amour entre un être et une machine, un être qui se veut en partie robot et une machine qui aspire à disposer d’une part humaine. Un amour impossible, improbable, inattendu, entre Garry, un journaliste médical, qui tombera amoureux éperdu de PL0319 qui deviendra Perla, une humanoïde créée dans un nous propose ce challenge, une histoire d’humanité dans un monde déshumanisé. Elle semble à l’aise dans ce mélange de l’intelligence artificielle et des manipulations génétiques. Elle se trouve à la limite de l’éthique habituellement professeur, un peu fou et terroriste, arrivera-t-il à implanter des systèmes pour humaniser le robot en s’inspirant du Codex Vinci Atlanticus de Léonard de Vinci, au grand dam de son confrère créateur de cet humanoïde ?Garry et Perla s’aimeront-ils ? Engendreront-ils ?Ce livre pose des questions sur la frontière entre l’envisageable et l’ sort différent de cette lecture se fait facilement et j’y ai pris un certain plaisir. Je le recommande pour les amateurs du futurisme, de l’intelligence artificielle et des manipulations génétiques, mais aussi à ceux qui aiment les histoires d’amour particulières."La chronique de Catherine Herbet chronique de Nathalie Glévarec Livres en collectifs d'auteurs auxquels j'ai participé LES CYGNES DE L'AUBE Collectif de poètes du monde Editions Lire et Méditer LETTRAE VOX Collectif de poésies Editions de l'Argilète SHORT STORIES N°13 Collectif de nouvelles en téléchargement Editions de La Matière Noire L'ELIXIRE 8 LES CYGNES DE L'AUBE Collectif d'auteurs Collectif de poètes du monde Editions Robin Editions Lire et Méditer CONCOURS DES NOUVEAUX ANTHOLOGIE POETIQUE AUTEURS 2014 de FLAMMES VIVES Collectif de nouvelles Collectif de poètes Editions Plume Direct Edition Flammes Vives Recueil collectif de poèmes "Société des Poètes et Artistes de France" et "Dialoguer en Poésie" Anthologie Poèmes du confinement Etrave La Nouvelle Pléïade un collectif de poètes sans frontières lien éditeur pour j'ai entendu respirer les couleurs lien éditeur pour concours des nouveaux auteurs 2014 lien éditeur pour l'Anthologie poétique de Flammes Vives lien éditeur pour Les derniers sentiments Cathares lien éditeur pour les neiges éternelles de l'Atlantidelien éditeur pour cette odeur qui fait toi est plus forte aujourd'hui Vous pouvez également me demander directement un exemplaire dédicacé sur messagerie Facebook dans mon profil auteur Vous pouvez enfin le commander directement chez votre libraire préféré FUTURS LECTEURS, JE VOUS DIS A TRES BIENTOT ....
zoom_out_map chevron_left chevron_right À travers ce livre, l'objectif est d’apporter une lueur d'espoir, de réconfort et d'apaisement. 9,48 € TTC 9,48 € HT block Rupture de stock Partager Partager Tweet Pinterest Basé sur 1 avis Voir les avis Livraison GRATUITE à partir de Details Avis clients Avis à propos du produit Voir l'attestation 01★ 02★ 03★ 04★ 15★ 10/10Basé sur 1 avis Fanta T. Publié le 01/08/2022 à 1051 Date de commande 06/07/2022 5 Livre très intéressant chat Commentaires 0 Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté... La Prière De Nuit - Qiyam Al-Layl - Sultan Al A'id - Dar al muslim 2,00 € Carte Aid moubarak fleurs 1,90 € Qu'est-ce qui se passe aprés la Mort ? - Maison d'ennour 3,79 € Les actes ne valent que par leurs intentions - Ibn Taymiyyah - Tawhid 8,00 € La spiritualité musulmane - Chawqi Chadli - Al Hadith 3,32 € Réfléchis avant de Divorcer - éditions Al-Hadîth 0,95 € Une âme apaisée - Târiq al-Habîb - editons al hadith 2,65 € Les Noms divins expliqués FR/AR - Maison d'ennour 2,84 €
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